| | Les enfants face à la guerre | |
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Claudine Admin

Age : 55 Inscrit le : 17 Mai 2007 Messages : 258
| Sujet: Les enfants face à la guerre Mar 29 Mai - 16:24 | |
| La guerre fait des ravages chez les enfants. les populations civiles sont de plus en plus visées. Les exodes massifs du Rwanda et du Kosovo en sont encore une preuve. La destruction des foyers, des écoles et des villages en Irak fait davantage de victimes chez les enfants que les balles et les bombes.
Estimation du nombre d'enfants victimes de conflits armés durant la dernière décennie : (Afghanistan, Tchétchènie, Irak, Somalie, Cambodge, Rwanda, Haïti, Bosnie, Soudan, RDG....)
Tués : 2 millions Gravement blessés ou mutilés à vie : 6 millions Sans abri : 12 millions Orphelins ou séparés de leurs familles : plus de 1 millions Traumatisés psychologiquement : 10 millions Ces chiffres (source UNICEF) ne tiennent pas compte du dernier conflit au Kosovo ni ceux en cours en Afghanistan et au Moyen Orient (Palestine-Israël-Irak).
Le problème est immense. Au Libéria, par exemple, on compte quelque 15 000 enfants soldats. Une étude menée récemment en Sierra Leone a montré que dans 17 % des ménages déplacés, on constate des violences sexuelles, comprenant viols, torture et esclavage sexuel. Rien qu’en 2003, 82 pays sont confrontés au problème des mines terrestres antipersonnel.
Au moins 300.000 enfants âgés de moins de 18 ans – filles que garçons – combattent actuellement dans des conflits à travers le monde. Depuis l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant en 1989, les conflits armés ont fait plus de 2 millions de victimes parmi les enfants, blessant et mutilant à vie plus de 6 millions d’autres enfants. 12 millions le nombre de ceux qui ont perdu leur foyer. Des dizaines de milliers d’entre eux ont été victimes de mines antipersonnel.
En violation de tous leurs droits fondamentaux, des centaines de milliers d’enfants ont été recrutés de force dans les conflits armés comme soldats, esclaves sexuels ou auxiliaires militaires. Plusieurs millions d’enfants souffrent de traumatismes psychologiques provoqués par le sévices qu’ils ont subis ou dont ils étaient témoins. Un nombre incalculable d’autres sont morts faute de nourriture ou de soins médicaux.
Les enfants du Libéria ont vu leur vie brisée par quatorze années d'un conflit quasiment ininterrompu. Certains ont été tués, d'autres ont perdu leurs parents ou ont été mutilés, enlevés, privés d'éducation et de soins médicaux, voire recrutés et utilisés comme soldats.
Des garçons et des filles, parfois âgés de sept ans seulement, ont été forcés de se battre, de porter des munitions, de préparer les repas et d'accomplir d'autres tâches. Des filles ont été violées et contraintes de se soumettre à des pratiques sexuelles. De nombreux enfants ont dû prendre de la drogue et boire de l'alcool avant d'être envoyés, parfois sans aucun entraînement, directement au front, où ils ont été tués ou blessés. Ceux qui ont refusé d'être enrôlés ou d'obéir aux ordres de leurs chefs ont été battus ou tués.
On pense qu'il y a environ 21 000 enfants soldats au Libéria.( source Amnesty International)
Depuis 7 ans, la guerre frappe de façon presque ininterrompue la République démocratique du Congo (RDC). Depuis 1998, cette guerre a provoqué la mort de plus de 3 millions de personnes, pour la plupart des civils, hommes, femmes et enfants. Les civils ont été inlassablement et impitoyablement pris pour cibles. La mort et les souffrances intenses sont devenues le lot quotidien des Congolais. Ce conflit est marqué par l’utilisation sur une grande échelle d’enfants comme soldats par tous les belligérants. Aujourd’hui, la RDC est l’un des pays au monde avec le plus grand nombre d’enfants soldats. Au cours de leur formation, ils subissent généralement des traitements violents et dans certains camps, des enfants sont morts dans des conditions déplorables. On peut les forcer à essayer de repérer les troupes ennemies ou à servir de gardes du corps pour leur chef ou encore les contraindre à devenir des esclaves sexuels. Garçons et filles sont également contraints de transporter de l’équipement, de l’eau, de la nourriture et des munitions ou bien encore de servir de cuisinier.
Ils sont souvent envoyés sur le front pour combattre. Sur la ligne de front, les enfants sont régulièrement forcés de commettre des exactions en particulier des meurtres ou des viols contre des civils ou des soldats ennemis. Certains ont dû tuer leur propre famille, alors que d’autres ont été obligés de commettre des actes de cannibalisme ou sexuels avec les corps de leurs ennemis tués pendant la bataille. Ils sont menacés, ou reçoivent souvent des stupéfiants et de l’alcool pour annihiler leurs émotions afin qu’ils puissent commettre ces crimes.
Les nouvelles armes, qui sont légères et simples à utiliser, permettent d'armer plus facilement les enfants avec un entraînement réduit au minimum. De par le monde, dans plus de 85 pays, plus d'un demi-million d'enfants âgés de moins de dix-huit ans sont actuellement incorporés dans les forces armées gouvernementales, dans des forces paramilitaires, dans des milices civiles ou dans un grand nombre de groupes armés non gouvernementaux. À chaque instant, plus de 300000 de ces enfants enrôlés dans les forces armées nationales ou dans des groupes politiques armés participent directement à des combats en tant que soldats.
Ils ont généralement été recrutés ou enlevés pour servir dans ces forces armées et nombre d'entre eux – certains n'ont même pas dix ans – ont assisté ou participé à des actes d'une violence extrême souvent commis contre des membres de leur propre famille ou des habitants de leur localité. Ces enfants sont exposés aux pires dangers et subissent les pires souffrances, tant psychologiques que physiques. Qui plus est, ils sont faciles à manipuler et ainsi encouragés à commettre des actes terribles dont ils sont souvent incapables de comprendre la gravité. Un grand nombre des filles doivent non seulement combattre en tant que soldats mais aussi se soumettre à des actes sexuels.
Les enfants-soldats sont fréquemment drogués pour devenir insensibles à la peur et à la violence,Même les pays en paix et les pays développés sont frappés par le fléau. En Suède, en Turquie, des enfants d'origine kurde sont recrutés pour aller combattre pour l'indépendance. En tout, ce sont 87 États, dont la liste inclut des pays comme les États-Unis et la Grande-Bretagne, qui enrôlent des enfants dans les armées régulières, forces paramilitaires, milices civiles ou organisations militaristes -comme les ''Young Marines'' américains- même s'ils ne combattent pas forcément.
Liste actualisée des parties qui recrutent ou utilisent des enfants dans des conflits armés inscrits
Afghanistan - Factions armées Burundi - Forces armées burundaises (FAB) - Conseil national pour la défense de la démocratie – Forces pour la défense de la démocratie (CNDD/FDD) a) Faction de Pierre Nkurunzizaa b) Faction de Jean Bosco Ndayikengurukiyea - Parti de libération du peuple hutu – Forces nationales de libération (Palipehutu/FNL) a) Faction d’Agaton Rwasa b) Faction d’Alain Mugabarabona Côte d’Ivoire - Forces armées nationales de Côte d’Ivoire (FANCI) - Mouvement pour la justice et la paix (MPJ) - Mouvement populaire ivoirien pour le Grand Ouest (MPIGO) - Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI) République démocratique du Congo - Forces armées congolaises (FAC) - Rassemblement congolais pour la démocratie – Goma (RCD/G)- Forces de défense locale liées au RCD/G - Mouvement national de libération du Congo (MLC) - Rassemblement congolais pour la démocratie – Kisangani/Mouvement de libération (RCD-K/ML) - Rassemblement congolais pour la démocratie – National (RCD-N) - Milices hema : a) Union des patriotes congolais (UPC) b) Parti pour l’unité et la sauvegarde du Congo (PUSIC) - Milices lendu/ngiti : a) Front nationaliste et intégrationaliste (FNI) (Lendu) b) Front populaire pour la réconciliation de l’Ituri (FPRI) (Ngiti) - Forces armées populaires congolaises (FAPC) - Maï-Maï - Mudundu-40a - Forces de Masunzu - Ex-Forces armées rwandaises (ex-FAR) et Interahamwe Libéria - Forces armées libériennes (AFL) - Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie (LURD) - Mouvement pour la démocratie au Libéria (MODEL) Somalie - Gouvernement national de transition - Alliance de la vallée du Djouba - Conseil pour la réconciliation et le relèvement de la Somalie - Armée de résistance Rahanwein (ARR) République de Tchétchénie - Groupes d’insurgés tchétchènes Colombie - Autodefensas Unidas de Colombia (AUC) - Autodefensas Unidas del Sur del Casanare (AUSC) - Autodefensas Campesinas de Córdoba y Uraba (ACCU) - Autodefensas de Magdalena Medio (ACMM) - Autodefensas del Metaa - Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC) - Ejercito de Liberación Nacional (ELN) Myanmar (Birmanie) - Tatmadaw Kyi (armée gouvernementale) - Union nationale des Karens (UNK)a - Armée de libération nationale karenni (ALNK) Népal - Parti communiste népalais (PCN – tendance maoïste) Irlande du Nord - Groupes paramilitaires Philippines - Nouvelle armée populaire (NPA) - Front de libération islamique Moro (MILF) - Front de libération nationale Moro (MNLF) - Abou Sayyaf Sri Lanka - Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE) Soudan - Mouvement pour l’unité du Sud-Soudan – milices alliées au Gouvernement (MUSS)a - Mouvement/Armée populaire de libération du Soudan (MPLS/APLS) Ouganda - Forces de défense populaires de l’Ouganda (FDPU) - Unités de défense locales alliées aux FDPU - Armée de résistance du Seigneur (LRA)
Pays où la démobilisation des enfants soldats est toujours en cours alors que les conflits sont arrivés à leur terme : Angola, Kosovo, République du Congo, Sierra Leone et Guinée-Bissau
Autres pays où l'on trouve des enfants soldats Algérie, Azerbaïdjan, Bangladesh, Cambodge, Érythrée, Éthiopie, Iles Salomon, Inde (Andhra Pradesh, Cachemire), Iran, Irak, Israël, Liban, Liberia, Mexique, Ouzbékistan, Palestine, Pakistan, Papouasie Nouvelle Guinée, Paraguay, Pérou, Rwanda, Tadjikistan, Tchad, Timor oriental, Turquie. _________________ Claudine Présidente du Soleil Blanc http://www.premiumorange.com/lesoleilblanc/ |
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| Sujet: Re: Les enfants face à la guerre Mar 29 Mai - 16:25 | |
| Désolation au Darfour
Le Soudan déchiré par les guerres civiles
La région du Darfour, au nord-ouest du Soudan, est ravagée, depuis février 2003, par un conflit économico politique qui a provoqué la mort de plusieurs milliers de personnes et un exode massif de réfugiés au Tchad. Cette catastrophe humanitaire, à propos de laquelle les Nations unies évoquent un « nettoyage ethnique », est souvent éclipsée par les fragiles pourparlers de paix entre le nord arabo-musulman et le sud chrétien et animiste, qui s’affrontent depuis 1983 sur fond de manne pétrolière. Au Darfour, où l’ONU a enfin pu envoyer une mission d’enquête le 22 avril 2004, les combats meurtriers rappellent que la paix au Soudan n’est pas seulement une question nord-sud mais une équation nationale.
La guerre qui ensanglante les trois Etats du Darfour, à l’ouest du Soudan, depuis février 2003, a provoqué l’une des plus graves catastrophes humanitaires de ce début de siècle : 110 000 réfugiés au Tchad, 700 000 déplacés à l’intérieur du pays, plus de 10 000 morts . Les témoins relatent tous les mêmes scènes de désolation et de pillage : attaques à l’aube, villages brûlés, routes coupées, troupeaux volés, districts interdits aux organisations humanitaires et aux étrangers. En quelques mois, les conflits tribaux qui rythment l’actualité du Darfour depuis vingt ans se sont transformés en une guerre civile meurtrière.
Le Darfour tire son nom de l’ethnie Four, peuple de paysans noirs qui habite le massif montagneux du djebel Marra, au centre du pays. Ce groupe dominait un royaume longtemps indépendant, incorporé au Soudan en 1916. La province est divisée en trois Etats – Darfour Nord, Sud et Ouest . La moitié nord est saharienne, parcourue par des nomades chameliers. Au centre et au sud, en dehors des zones de montagnes mieux arrosées, tribus pastorales et populations paysannes voisinent avec des heurts réguliers, particulièrement lorsque les pluies se font rares. Le Darfour compte de nombreuses tribus. Toutes sont musulmanes, mais l’arabe n’est la langue maternelle que d’une minorité. Les tribus « arabes », ou du moins appelées telles par leurs adversaires, sont généralement nomades, chamelières au nord, vachères au sud. Les tribus « africaines » sont parfois pastorales mais plus souvent paysannes. A Khartoum cependant, tous sont souvent considérés avec le même mépris.
La chronique du Darfour est celle de conflits entre éleveurs, à la recherche d’eau et de pâturages, et paysans protégeant leurs champs et leurs maigres biens. Dans ce pays chiche en ressources, totalement dénué d’équipements et laissé à l’abandon, l’explosion démographique (la province compte 6 millions d’habitants, deux fois plus qu’il y a vingt ans) a rendu plus violente la compétition pour l’eau et l’espace. La régulation traditionnelle des conflits, fondée sur le respect par les nomades d’itinéraires et de périodes précises de transhumance, a commencé à s’effondrer avec la grande sécheresse et la famine du milieu des années 1980. Depuis, le Darfour est en crise. Malgré la présence de responsables politiques originaires de la région dans les allées du pouvoir à Khartoum, la situation s’y détériore année après année.
Le 25 février 2003, un Front de libération du Darfour (FLD), présidé par l’avocat Abdel Wahid Mohamed Nur, déclenche l’insurrection dans le djebel Marra. La rébellion unit cette fois la quasi-totalité des tribus « africaines » du Darfour. Fondé un peu plus d’un an auparavant, le FLD s’appuie sur les milices d’autodéfense villageoises fours. Pour signifier son élargissement aux autres tribus africaines, notamment aux Masalits, aux Zaghawas et aux Bertis, il prend, en mars 2003, l’appellation d’Armée de libération du Soudan (ALS).
L’espoir de parvenir à la paix dans l’interminable guerre du sud du Soudan limite les initiatives internationales au Darfour. Au Kenya, le gouvernement négocie avec l’APLS. La lenteur des discussions, engagées en octobre 2002 sous une forte pression de la diplomatie américaine, inquiète cependant . Le colonel Garang et le président Bechir peuvent-ils, à eux seuls, décider pour tout le Soudan ? L’insurrection du Darfour rappelle que non.
Conscient de la difficulté, M. John Garang se montre prudent. Tout en préservant les négociations en cours à Naivasha, au Kenya, il a protesté contre les ravages de l’armée et des Janjawids au Darfour et a apporté une aide militaire discrète à l’ALS. Il n’avait pu, ces derniers mois, éviter une crise de l’Alliance nationale démocratique, regroupement des opposants au régime, dont le pacte fondateur (droit à l’autodétermination pour le Sud en échange du soutien du Sud aux revendications démocratiques au Nord) s’était trouvé sérieusement écorné par le « cavalier seul » des négociations de Naivasha. Mais, le 13 février 2004, malgré les réticences de son président, M. Osman El Mirghani, le conseil de l’AND acceptait l’adhésion de l’ALS, donnant à la rébellion de l’Ouest la légitimité d’une cause nationale.
La seule offre politique du président soudanais aux insurgés darfouriens (une conférence de paix à Khartoum dirigée par un comité choisi par lui) s’apparentait, jusque-là, à une demande de reddition pure et simple. En mars 2004, à la veille du dixième anniversaire du génocide rwandais, les agences des Nations unies se résolurent à dénoncer ouvertement le « nettoyage ethnique » en cours au Darfour tandis que le secrétaire général Kofi Annan évoquait une intervention armée internationale.
Le président Bechir accepta, sous cette pression, de conclure, le 8 avril 2004, en présence d’observateurs internationaux, un nouveau cessez-le-feu de 45 jours, incluant cette fois le MJE. Mais, en l’absence d’un véritable accord politique entre la rébellion et le gouvernement et d’un désarmement effectif des milices arabes, ce troisième cessez-le-feu en six mois risque bien de n’être qu’un numéro de plus dans une longue série de faux-semblants.
Selon les Nations unies, le Darfour, région occidentale du Soudan fait face à la plus importante crise humanitaire du monde. Plus d'un million de personnes ont fui leur maison et au moins 10 000 personnes ont été tuées.
Le conflit a commencé dans la région aride et appauvrie au début de l’année 2003 après qu'un groupe rebelle ait commencé à attaquer des cibles du gouvernement, estimant que la région était négligée par Khartoum. Il est presque impossible d'estimer combien parmi les six millions d'habitants du Darfour sont affectés par le conflit bien qu'il soit clair que l'insécurité relative ait affecté la plupart des secteurs habités du Darfour.
Dans toute la province du Darfour, des centaines de villages ont été brûlés, les récoltes et le bétail pillés ou détruits. La région fait face à des problèmes d’eau, d’hygiène et de santé et d’éducation. Les enfants et les femmes sont extrêmement vulnérables aux maladies épidémiques, qui sont susceptibles d'augmenter en raison de la saison des pluies et la malnutrition a atteint des taux alarmants parmi les enfants de moins de cinq ans
Population affectée par le conflit : plus d’un million de personnes (personne déplacées, communautés d’accueil…)
Répartition des personnes déplacées : - Ouest du Darfour : environ 500 748
- Nord du Darfour : approximativement 324 215
- Sud du Darfour : 225 493
Plus de 170 000 personnes se sont réfugiées au Tchad voisin.
Sécurité dans le Darfour du sud : L’insécurité est constante, obligeant les populations à se déplacer pour fuir les violences.
- Environ 60 familles de déplacés sont arrivées à Al Ferdous
- 150 familles sont arrivées à Assalaya
- 6 000 personnes venant de Dinka sont arrivées à Sanam Al Naga
- 15 000 personnes déplacées installées à Muhajirija dans la localité de Sheria ne reçoivent aucune aide humanitaire le niveau de malnutrition est très critique : 3 à 5 enfants meurent par jour.
Le 21 juillet, un camion du PAM transportant de la nourriture a été pillé par des personnes prétendant être des membres du SLA. Le conducteur et les passagers étaient indemnes mais les quelques 600 sacs de nourriture ont été pillés.
Ville de Kass : - Environ 40 000 personnes affectées par le conflit dans la ville de Kass dont des personnes déplacées et les communautés d’accueil.
- L’UNICEF et l’OMS signalent que 11 000 personnes à Kass ont accès à l'eau propre. Actions En dépit de tous les efforts de l'UNICEF, du gouvernement du Soudan, des ONG et d'autres partenaires, les besoins restent énormes.
Domaines prioritaires des actions mises en place par l’UNICEF au sud du Darfour :
- Soins de santé de base comprenant un soutien nutritionnel
- Eau potable et hygiène de base
- Education de base
- Protection contre l’exploitation et les abus
Les actions de l’UNICEF ont déjà sauvé des milliers de vies au Darfour, mais beaucoup reste à faire. Les activités décrites dans ce document ont pour objectif d’aider les enfants et leur famille à survivre aux traumatismes de la guerre et du déplacement. Avec l'appui des donateurs, plus de personnel UNICEF sur le terrain et les agences partenaires, l'UNICEF pourra apporter à beaucoup d’enfants du Darfour des soins de santé primaire, une éducation de base, l'eau et l'hygiène, des activités de protection, et des produits de première nécessité
Le conflit dans le Darfour n’est pas un conflit racial entre milices « arabes » et tribus « africaines ». Mais un conflit entre des tribus arabisées, que le mode de vie a toujours tantôt rapprochées, tantôt opposées, et dont certaines sont aujourd’hui instrumentalisées par Khartoum. Délaissés par le gouvernement de Khartoum, à l’origine de leurs malheurs, les déplacés et réfugiés soudanais du Darfour ne comptent plus aujourd’hui que sur l’aide des Nations Unies et des ONG.
L’UNICEF affirme qu’un nombre considérable d’enfants déplacés au Darfour ont été directement victimes de la violence ou témoins d’actes de violence. _________________ Claudine Présidente du Soleil Blanc http://www.premiumorange.com/lesoleilblanc/ |
|  | | Claudine Admin

Age : 55 Inscrit le : 17 Mai 2007 Messages : 258
| Sujet: Re: Les enfants face à la guerre Lun 4 Juin - 10:32 | |
| Ouverture du procès de Charles Taylor ce lundi 4 juin 2007
Ce procès devant le tribunal spécial à La Haye doit durer 18 mois. L'ex-président du Liberia comparaît pour onze chefs d'inculpation dont actes de terrorisme, meurtre et viol.
De 1989 à 1997, Taylor a dirigé les rebelles du Front national patriotique du Liberia, dont l'objectif était de faire perdre son siège au président Samuel K. Doe. Taylor serait l'un des premiers chefs de guerre à avoir recruté des enfants. Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées durant les huit premières années d'une guerre civile qui a duré 14 ans, mais l'un des grands paradoxes du Liberia est la victoire écrasante de Taylor en 1997 dans une élection jugée libre et équitable par des observateurs internationaux.
Pour certains, Taylor l'a emporté car les Libériens redoutaient les conséquences d'une défaite du chef de guerre, dont la présidence a été marquée par la poursuite des affrontements jusqu'en 2003, date à laquelle il a été contraint à l'exil. Il a été remis au tribunal spécial établi conjointement par la Sierra Leone et les Nations unies en 2006, après avoir été arrêté alors qu'il tentait de franchir la frontière entre le Nigeria et le Cameroun. _________________ Claudine Présidente du Soleil Blanc http://www.premiumorange.com/lesoleilblanc/ |
|  | | Claudine Admin

Age : 55 Inscrit le : 17 Mai 2007 Messages : 258
| Sujet: Re: Les enfants face à la guerre Jeu 28 Juin - 15:31 | |
| Juste être des enfants
Près de 300 000 enfants soldats rêvent juste d’être des enfants
Aux termes du droit international, l’enrôlement forcé de personnes de moins de dix-huit ans est interdit. Par ailleurs, et l’enrôlement d’enfants de moins de quinze ans et le fait de les faire participer activement à des hostilités, est reconnu comme un crime de guerre par la Cour Pénale Internationale. Mais de nombreux pays ne respectent pas ces conventions internationales et font participer des enfants à des conflits armés. Certains enfants n’avaient que six ans au moment de leur recrutement. Ils ont parfois passé jusqu’à dix ans au sein des forces armées, selon les informations d’Amnesty International. Envoyés au combat, les enfants sont également exploités comme porteurs d’eau, de nourriture, de munitions ou comme cuisiniers, domestiques...
Les filles et certains garçons sont utilisés comme esclaves sexuels par les commandants et/ou les combattants adultes.
Même s’il est difficile de savoir avec exactitude le nombre d’enfants «utilisés» dans des conflits armés, Amnesty International estime que ce chiffre est aux alentours de 300 000. Et là encore le chiffre ne reflète que partiellement cette triste réalité car il ne prend en compte que le nombre d’enfants enrôlés et non le nombre d’enfants tués, qui est lui encore supérieur.
http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/s_informer/visuels_et_publicites/publicites_sommaire/juste_etre_des_enfants _________________ Claudine Présidente du Soleil Blanc http://www.premiumorange.com/lesoleilblanc/ |
|  | | | Les enfants face à la guerre | |
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