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Les violences sexuelles

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Claudine
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Age : 55
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MessageSujet: Les violences sexuelles   Lun 21 Mai - 11:54

Affaire Dutroux, faits divers incestueux, prêtres américains pédophiles… les abus sexuels font la Une des journaux. Traduisent-ils pour autant une augmentation de ces perversions ?

Quelques définitions

La conférence de consensus de la fédération française de psychiatrie1 proposait de l’agression sexuelle la définition suivante : "une situation de mise sous contrainte non justifiée d'un tiers, par un sujet, ou un groupe de sujets, dans un but évident d'en tirer un bénéfice de type sexuel au seul profit du ou des agresseurs".

L'abus sexuel sur mineur peut être défini comme "la participation d'un mineur à des activités sexuelles qu'il n'est pas en mesure de comprendre, qui sont inappropriées à son âge et à son développement psycho-sexuel, qu'il subit sous la contrainte, par violence ou séduction, et qui transgressent les tabous sociaux".

Mais parlant spécifiquement de pédophilie, on s’aperçoit que la loi française ne connaît pas ce terme. Bien sûr, elle condamne très fortement toutes les agressions sexuelles avec ou sans violence, les viols à l’encontre des moins de 15 ans mais elle ne dispose pas d’une définition particulière. En dessous de cet âge, un enfant n'est jamais consentant aux termes de la loi, mais victime d'un délit ou d'un crime.

Selon l’Organisation mondiale, la pédophilie fait partie de la santé des "troubles de la préférence sexuelle" et est définie comme une préférence pour les enfants généralement pré-pubères ou en début de puberté, quel que soit le sexe. L'adulte (homme ou femme) a pu garder une sexualité hétérosexuelle épisodique ou plus suivie, dans le cadre d'un couple officiel. L’inceste fait donc implicitement partie de la pédophilie. Mais dans ce cas, la spécificité du lien entre l'agresseur et la victime est caractérisée par la notion judiciaire "d'ascendant".

Régulièrement journaux et magazines se font l'écho d'abus sexuels. Mais combien de drames révélés pour combien de destins brisés. Les victimes de sévices sexuels gardent leur secret. Quelques précautions vous permettront de savoir si votre enfant est conscient de ces risques. Découvrez également les associations et services d’aide à contacter en cas de danger.

Que faire face à un enfant victime d'abus sexuel ?

Régulièrement journaux et magazines se font l'écho d'abus sexuels. Ecoles, centres de vacances, parents sont tour à tour montrés du doigt. Mais combien de drames révélés pour combien d'enfants oubliés. Les enfants victimes de sévices sexuels gardent leur secret. Comment les aider à mettre des mots sur les abus qu'ils ont subis ? Quelle attitude adopter ?

Comment repérer qu'un enfant est victime d'abus sexuel ?

Le cas est simple lorsque l'abus est révélé par un témoin direct ou par l'enfant ou l'adolescent lui-même. Quelques mots suffisent parfois à l'enfant pour évoquer l'acte subi, susciter l'attention sur une douleur enfouie, des éléments à partir desquels il deviendra possible de l'aider à se livrer davantage.

La situation devient plus complexe quand il s'agit de décrypter un comportement perturbé. Lorsque l'enfant est anormalement agité ou se replie sur lui même, qu'il se plaint de maux de ventre, cauchemarde, n'a plus faim, rencontre des difficultés scolaires...

Chez le petit enfant n'ayant pas accès au langage, les troubles se manifesteront plus particulièrement par le corps et par des perturbations du contact avec autrui. L'enfant un peu plus âgé mais encore très jeune, pourra reproduire des actes subis, les mimer sur d'autres enfants, sur une poupée, une peluche ou sur lui même, certains auront des conduites masturbatoires exacerbées. Parfois l'enfant accompagne ces gestes par quelques mots ou phrases : "bobo" ou "méchant" en parlant d'une peluche.

Ces symptômes et le contexte dans lequel ils se déroulent, sont autant de signes que l'enfant nous lance pour dévoiler la situation.

Comment aider l'enfant à parler ?

L'enfant parlera plus facilement à une personne en qui il aura confiance.

S'il arrive qu'il se livre spontanément, il faut la plupart du temps l'aider à parler sans pour autant lui poser des questions trop directes. Préférez "Je voudrais comprendre pourquoi tu fais à nouveau pipi au lit", "J'ai l'impression que quelque chose ne va pas à la maison, que quelqu'un te fait souffrir", "Ce que je constate sur ton corps me fait penser que quelqu'un ne se conduit pas bien avec toi." "C'est peut-être difficile pour toi d'en parler parce ce que par moment tu aimes beaucoup cette personne et à d'autres moments tu la détestes" à des formulations qui induisent déjà des réponses*.

Dans un premier temps, il est préférable de ne pas aborder ce qui est le plus douloureux, l'enfant risque de devenir mutique sur ce sujet.

Il est important de soutenir l'enfant dans ses révélations

L'enfant imagine toujours être le seul à qui cela arrive .

Il peut demander à ce que la confidence reste secrète. Mais garder son secret revient à ne pas le protéger. Pourtant ne pas tenir compte de sa demande peut aboutir à une rétractation : négation de la situation ou parfois tentative de suicide chez les adolescent(e)s. Ces situations demandent du doigté et du temps pendant lequel il faut expliquer à l'enfant que ce secret le détruit.

Il est nécessaire que l'adulte (proche ou professionnel) soutienne l'enfant ou l'adolescent :

En dégageant ce dernier d'une position de "dénonciateur" et en faisant référence à la loi : l'interdit de tels actes concerne tout un chacun.
En trouvant les moyens de lui éviter d'être amené à subir d'autres abus sexuels.
Au besoin, l'adulte peut faire appel à des personnes de relais : associations spécialisées, CMPP (Centre Médico-Psycho-Pédagogique), assistantes sociales, pédopsychiatres, psychanalystes etc.

Avant tout protéger l'enfant
L'urgence dans une situation de révélation d'abus sexuel, c'est avant tout l'assurance d'une protection immédiate et réelle de l'enfant.

Une protection en milieu hospitalier, dans un service spécialisé peut permettre un travail préparatoire à la révélation. Ensuite il est nécessaire de porter plainte auprès des autorités judiciaires. L'enfant rencontrera un médecin légiste pour constater les dommages corporels. Cette démarche doit être rapide. Il rencontrera également un expert psychiatre pour témoigner des faits subis.

L'enfant a accès à un avocat pour mineurs .

L'accompagnement psychologique est primordial
La révélation constitue parfois un choc traumatique du fait de la prise de conscience qu'elle engendre. En effet, dans un premier temps, l'enfant ne réalise pas toujours qu'il est victime d'abus. Ce n'est que dans un second temps, au moment de la révélation, quand il s'aperçoit que les autres enfants ne sont pas agressés, qu'il prend conscience de la situation subie.

Il est essentiel que l'enfant, l'adolescent et l'entourage familial puisse avoir chacun un lieu d'écoute confidentiel auprès de personnes compétentes (psychanalystes, psychologues, pédopsychiatres etc..) afin de prendre en compte les conséquences de l'abus sur un plan psychique.

Ainsi, chacun pourra mettre des mots sur une épreuve très douloureuse pour tenter de sortir du chaos.

Mais pour certains enfants, il est impossible, du fait de la violence de la situation, de consulter tout de suite après la révélation, ils ne peuvent en parler. Il est essentiel de respecter leur silence. Insister serait une nouvelle violation de leur intimité.

Pourquoi est-il si difficile à l'enfant de parler ?


Dans le cas où l'enfant a été victime d'un parent abuseur de nombreuses raisons l'amènent à se taire : l'enfant idéalise ses parents, il a besoin de les voir comme ses parents même s'il a été agressé. Dans un premier temps, il imagine que tous les parents sont comme cela. Ses parents sont des adultes de référence. Il les protège. Son immaturité le met en situation de dépendance vis-à-vis d'eux. Un enfant fait habituellement confiance à ses parents. Au début, il peut ne pas réaliser l'abus dont il est victime. De plus il a pu être menacé : "Si tu parles je vais aller en prison", "Si tu parles tu vas mourir".

Plus le degré de confiance en l'agresseur a été fort, plus les dommages psychiques sont grands pour l'enfant, l'adolescent.

Les erreurs à éviter

Une situation d'abus sexuel n'est pas à banaliser. Elle ne peut se régler "en famille".

Il y a transgression de la loi. La société doit rétablir le droit en reconnaissant d'une part l'agressé(e) comme victime et d'autre part l'agresseur comme personne ayant porté préjudice à autrui. Il est important que la victime puisse obtenir une restitution de ses droits et que l'agresseur soit amené à assumer au mieux la responsabilité de ses actes.

L'enfant reste avant tout un enfant, il ne doit pas recevoir l'étiquette "d'enfant abusé".
Ne pas oublier de demander aux autres enfants de la famille s'ils ont aussi été victimes.
Dans une situation d'abus sexuel, il vaut mieux ne pas prévenir la personne qui a agressé avant d'avoir porté plainte, sinon elle risque de préparer sa défense et de déjouer la preuve des faits.

Les situations d'abus sexuels concernant des enfants entre eux, ou des enfants et adolescents sont à interpréter de manière différente, elles sont très complexes.

Ne pas oublier qu'il existe aussi des "mères abuseuses".

( sources : Brigitte Salaün, psychologue clinicienne, M. Rouyer, M. Drouet "L'enfant violenté. Des mauvais traitements à l'inceste " Paris, le ceinturion.)
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Claudine
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Claudine
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MessageSujet: Re: Les violences sexuelles   Lun 21 Mai - 11:56

Reconnaître et dénoncer l'abus sexuel

Trois voies principales de dénonciation

Médecins de PMI ou Aide Sociale à l'Enfance ;
Gendarmerie ou Police ;
Justice (Juge des Enfants ou Procureur de la République).
Pour éviter plusieurs examens médicaux il faut mieux commencer par dénoncer les faits. Le service recevant la dénonciation désignera un médecin expert en la matière.

Pour des cerbères du cyber ?

Sous ces aspects pas bien méchants, le réseau Internet peut parfois être effrayant. 182 000 sites pédophiles sont recensés dans le monde et environ 10 000 internautes les fréquenteraient en France selon l’association "Innocence en danger".

Evidemment, Internet n'est pas uniquement le lieu de rencontres de gentils internautes érotomanes. L'espace de liberté qu'il représente a été investi par des pervers condamnables qui pensent pouvoir agir en toute impunité. Ils profitent d’un anonymat relatif pour s'échanger d'insoutenables photos mettant en scène des enfants dès l'âge de trois mois.

Une vigilance de tous les instants

Les pornographes peuvent également piéger des sites anodins en créant dans leurs pages des liens vers des sites peu recommandables. Après Fitness Nature, le dernier a avoir été piégé de la sorte est celui du ministère allemand de la Famille. C’est en catastrophe que les responsables ont dû procéder à des modifications après que le quotidien populaire Bild ait révélé qu’il orientait vers des sites… consacrés à la pornographie.

Aux Etats-Unis des associations familiales ont reproché à Amazon.com de recueillir des données personnelles sur des enfants de moins de 13 ans à l’occasion de leurs achats, s’inquiétant de l’usage qui pourrait en être fait. Le site marchand de biens culturels a botté en touche en répliquant qu’il s’adresse à des personnes majeures et n’a donc pas à se plier à la loi américaine sur la protection de l’enfance en ligne.

Une parole nécessaire

Le dialogue entre enfants et parents constitue la première mesure de bon sens à mettre en œuvre pour les prévenir des dangers qu’ils peuvent rencontrer sur la Toile. Il est utile de leur rappeler de ne jamais donner son vrai nom, ni son adresse ou son numéro de téléphone dans un chat ou un forum. Les pédophiles peuvent s’introduire sur des forums destinés aux jeunes, usurper une identité pour fixer ensuite un rendez-vous. La règle est la même que dans la vie : les enfants ne doivent pas suivre des étrangers.

De l’utilité des filtres

Les logiciels de contrôle parental complètent la surveillance nécessaire. Certains filtrent les sites en repérant des mots-clefs bannis, d’autres interdisent les paiements en ligne ou empêchent l’activation des programmes de lancement des vidéos.

L’association américaine ACPO (Anti-Child Pornography Organization) développe avec l’aide d’informaticiens bénévoles de tous pays des logiciels qui s’adressent aussi bien aux forces de l’ordre et de la justice, qu’aux parents, aux associations de lutte contre la pédocriminalité ou aux écoles. Alexandre Da Fonseca, administrateur français de l’ACPO, qui s’exprimait à l’invitation de l’association Innocence en Danger a souligné la difficulté d’agir sans verser dans le piratage. L’implantation à distance d’un mouchard sur le poste d’une personne suspectée de pédophilie tomberait sous le coup de l’illégalité et risquerait de ruiner tout le travail policier et juridique réalisé pour mettre fin aux agissements délictueux.

En France, la première plainte de l’association Le Bouclier remonte au mois de mai 1996 et avait abouti à une action exemplaire de la justice et de la gendarmerie nationale. 50 personnes diffusant des photographies pédophiles avaient été interpellées. Depuis le site continue son action de protection de l'enfance et de lutte contre la pédophilie. Pour l'aider, vous pouvez lui signaler les sites à caractère pédophile ou adresser les liens incriminés au site créé par les ministères de la justice, de l'intérieur, de la défense et de l'emploi et de la solidarité.

Halte à la pédocriminalité !

La législation française, qui condamne aujourd’hui à cinq ans de prison la diffusion d’images à caractère pédophile, devrait prochainement être renforcée. Dominique Perben, le ministre de la justice, a annoncé une série de mesures intégrées au "projet de loi portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité" débattu à l'Assemblée nationale en mai. Le texte prévoit des peines s’élevant à dix ans d'emprisonnement et 50 000 €uros d'amende, "lorsqu'elles sont commises en bande organisée" pour les "délits de fabrication ou de diffusion d’images pédo-pornographiques".

Mais Internet se joue des frontières et rend d’autant plus difficile le travail de la police et de la justice. Le manque de coopération internationale, de connaissances techniques, d’outils pour traquer les pédophiles et de moyens ralentit leur action, quoique des progrès aient été réalisés. L’Ecole nationale de la magistrature de Bordeaux propose ainsi un enseignement de quelques jours en formation continue consacré à Internet et aux atteintes à la dignité humaine. Un enseignement qui ne demande qu’à être inscrit au cursus général de tout magistrat.



Sources

Lutte contre les réseaux incitant à la pédophilie (Ministères de la Justice, de l'Intérieur, de la Défense et de l'Emploi et de la Solidarité).
Association Le Bouclier
Association Innocence en danger
Association américaine ACPO (Anti-Child Pornography Organization)

"Innocence-en-danger.com" de Homayra Sellier, Editeur : Plon, environ 15,2 €
"Enfance massacrée" - collectif - Editions Raphaël - 20 €

www.doctissimo.fr
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