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Claudine Admin

Age : 55 Inscrit le : 17 Mai 2007 Messages : 258
| Sujet: AMÉRIQUE LATINE Mer 6 Juin - 9:34 | |
| Ces enfants qu’on ne voient pas ; Enlèvements d’enfants mexicains ; Enfants des rues en Haïti ; Travail des enfants ; Tourisme sexuel.
L’UNICEF (Fondation des Nations unies pour l’enfance) a divulgué le 14 décembre 2005 la publication Etat mondial de l’enfance 2006 : Exclus et invisibles, dans laquelle est analysée la situation des enfants et adolescents qui vivent dans des conditions de grande vulnérabilité et dont la protection est difficile. Cette publication explore les causes d’exclusion et de maltraitance dont souffre l’enfance. Pour l’UNICEF, ces enfants perdent toute visibilité lorsqu’ils sont obligés de travailler en tant que domestiques ou lorsqu’ils tombent dans des réseaux de trafic d’êtres humains.
En Amérique latine et dans les Caraïbes prés de 11% des enfants de 5 à 14 ans travaillent.
Outre les mauvaises conditions de travail, ils n’ont pas accès à l’école, à la santé et à d’autres services élémentaires nécessaires à leur développement. Dans le monde entier, il y a approximativement 171 millions d’enfants obligés à travailler dans des conditions dangereuses et avec du matériel peu sûr, dans des usines, des mines et dans l’agriculture.
Lors de la présentation, à Londres, de ce rapport, la directrice de l’exécutif de l’ UNICEF, Ann M.Veneman a dit qu’ « on ne peut pas obtenir un progrès durable si l’on continue à se désintéresser des enfants qui sont dans l’extrême nécessité : les plus pauvres et les plus vulnérables, ceux qui sont victime d’exploitation et de maltraitance. »
Prés de 2 millions d’enfants sont victimes d’exploitation sexuelle dans le monde « cachés aux yeux du public par ceux qui les exploitent, privés d’éducation et des aides essentielles, les enfants victimes de cette catégorie d’exploitation sont sans doute les plus invisibles de tous ». Selon le rapport, le taux de mortalité infantile parmi les moins de 5 ans est de 31 pour mille pour les enfants nés et vivants en Amérique latine et dans les Caraïbes. A Haïti, ce chiffre monte à 117 et en Bolivie à 69. Prés de 9% des nouveaux nés latino américains et caraïbéens ont un poids inférieur à la norme, alors que dans les pays industrialisés ce taux est de 7%.
Les conditions sanitaires des pays latino-américains et caraïbéens ne contribuent pas à une amélioration de la santé de la population, 25% des habitants de cette région n’ont pas accès à des moyens d’assainissement adaptés tandis que dans les pays industrialisés tous les habitants disposent de moyens d’assainissement de base. Les gouvernements des pays industrialisés dépensent 16% de leur budget pour la santé, en Amérique Latine et aux Caraïbes cette dépense correspond, en moyenne, à 7% des budgets des gouvernements.
Le rapport Enfance 2006 indique que les enfants subissent des privations de leurs droits parce qu’ils sont obligés de travailler à des postes qui devraient être occupés par des adultes ; on ne leur laisse pas la possibilité de franchir les étapes fondamentales pour le développement d’un enfant.
Le rapport indique que les enfants et les adolescents qui ne bénéficient pas des services de soutien élémentaires ont une plus grande vulnérabilité face à l’exploitation parce qu’ils disposent de moins d’informations pour se protéger et disposent de moins d’alternatives économiques. Pour ceux qui ont élaboré le rapport, si l’on ne prête pas une plus grande attention à ces enfants invisibles, ils resteront des oubliés « prisonniers d’une enfance dominée par l’abandon et la maltraitance, ce qui risque d’avoir des conséquences dévastatrices sur le long terme pour leur équilibre et pour le développement des pays dans lesquels ils vivent. »
Enlèvements d’enfants mexicains
On a commencé à décompter les 120 000 disparitions de mineurs en 1996 alors que la population mexicaine était de 97 millions de personnes dont 60 millions vivaient dans la pauvreté. Le pays compte aujourd’hui 104 millions d’habitants.
« Le parlement a adopté en avril les réformes du code pénal qui mettent au nombre des délits graves les enlèvements de mineurs et leur exploitation dans le cadre d’activités délictueuses », a indiqué Angelica de la Peña.
Guillermo Tamborrel, également député, mais du parti conservateur du gouvernement, le Parti d’action nationale, et qui appartient à la Commission de réflexion sur les populations vulnérables, a mis en avant le fait que la réforme pénale punit avec une plus grande sévérité ceux qui blessent, portent atteinte à des mineurs ou les utilisent dans des activités délictueuses. « Les peines vont de 25 à 50 ans d’emprisonnement », a-t-il expliqué.
« Les gangs qui se livrent au trafic de mineurs sélectionnent leurs victimes en fonction d’intérêts commerciaux. Les nouveaux-nés et les moins de trois ans sont vendus à des couples sans enfants, de 4 à 11 ans les enfants sont utilisés pour demander l’aumône dans les rues des grandes villes et ceux de 12 à 18 ans sont vendus à des réseaux d’exploitation sexuelle », a dit Tamborrel. Il a ajouté : « Des organisations civiles ont rendu compte de cas de mineurs vendus 30 000 dollars. On a également mis en évidence que le nombre le plus élevé de vols d’enfants destinés à être vendus correspond aux secteurs les plus pauvres de la population. Parfois les parents vendent l’un de leurs enfants afin de se procurer l’argent qui leur permettra de faire face à la pauvreté ou bien ils louent leurs enfants en tant que mendiants des rues ». Selon Tamborrel, ce phénomène est surtout fréquent parmi les groupes indigènes qui émigrent vers les grandes villes. Depuis 2004, dans l’intention de réduire les dangers courus par les enfants dans la capitale du Mexique, les autorités municipales, des législateurs du parti écologiste des Verts et des travailleurs de l’entreprise de boissons Coopérative Pascual Boing, animent une campagne d’information sur le danger que représentent les bandes organisées. Il s’agit de recommandations simples à destination des enfants et de leurs parents comme, par exemple, de ne laisser les enfants seuls ni à la maison ni dans un véhicule, de choisir des lieux sûrs où ils aillent jouer, de faire attention dans le choix du personnel de maison, de ne publier ni diffuser des photographies des enfants et de ne porter à la connaissance d’inconnus aucune information à caractère économique.
Depuis l’an dernier l’administration de la ville de Mexico distribue aux familles une carte d’identité des mineurs qui comporte une photo récente, les empreintes digitales, une mèche de cheveux, en vue d’analyses génétiques dans le cas d’une éventuelle disparition, et les coordonnées d’un adulte proche de la famille qui assume la responsabilité de s’occuper de l’enfant mineur à la sortie de l’école publique.
Les principales chaînes de télévision, Televisa et TV Azteca donnent leur appui aux organisations civiles à la recherche d’enfants perdus, en émettant gratuitement des messages en relation avec la recherche. Elles transmettent sur les écrans aux heures d’audience maximale, les photos des enfants, en appelant à collaborer à les localiser. De telles annonces ont permis de savoir ce qu’étaient devenus Ian et Abel. _________________ Claudine Présidente du Soleil Blanc http://www.premiumorange.com/lesoleilblanc/
Dernière édition par le Dim 17 Juin - 8:57, édité 2 fois |
|  | | Claudine Admin

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| Sujet: Re: AMÉRIQUE LATINE Mer 6 Juin - 9:36 | |
| Enfants des rues en Haïti Au milieu de la rue, dans la foule, un groupe d’enfants de la rue tente d’arrêter automobilistes et passants pour leur réclamer un peu d’argent. Ce type de scène est devenu désormais fréquent dans bien des quartiers de Port au Prince, capitale de Haïti. Dans cette seule ville, il y a des milliers d’enfants qui vivent dans la rue. L’extrême pauvreté et l’instabilité politique ne leur ont laissé aucune autre possibilité que de lutter pour leur survie. Pour rester en vie, beaucoup lavent des voitures, se chargent de porter des valises et des baluchons dans les omnibus ou demandent l’aumône, tandis que d’autres entrent dans les gangs armés en quête de protection et d’une meilleure chance de survie. « Ces enfants manquent d’affection et de protection. Ils n’ont accès ni à la nourriture ni à l’éducation, ils subissent constamment la menace de violences de toutes sortes, y compris les abus sexuels et l’exploitation », a déclaré Sylvana Nzirorera, déléguée de l’UNICEF à Haïti.
La santé et les conditions d’hygiène des gamins qui vivent dans la rue sont précaires. Beaucoup sont atteints de maladies de la peau ou respiratoires ainsi que d’infections sexuellement transmissibles. Le taux d’infection par le virus du sida parmi les gamins qui vivent dans la rue est de 20%, dont la plupart des cas apparaissent chez les fillettes.
Travail des enfants Chili :
200 000 enfants au travail
L’étude « Travail des enfants et peuples originaires au Chili » révèle que les enfants indigènes doivent exécuter de lourdes activités au cours de longues journées de travail. Le document, produit par le collège des professeurs du Chili, avec l’appui de l’Organisation internationale du travail, a été fait dans le but de sensibiliser et de prévenir le travail des enfants parmi les peuples originaires Aymara et Mapuche situés respectivement dans la première et la neuvième région du pays. Les travaux les plus habituels que font les enfants indigènes sont la récolte, les semailles et la vente des produits agricoles, ainsi que la garde du bétail. Certains adolescents manœuvrent des tracteurs ou utilisent des machines lourdes pour leur travail.
Près de 200 000 enfants entre 5 et 17 ans travaillent au Chili. Toutefois des indigènes mineurs, surtout ceux qui vivent dans des zones isolées, contraints par la misère, choisissent le travail à la place du collège. Selon le dernier recensement de la population en 2002, les indigènes au Chili sont environ 680 000, dans leur majorité appartenant aux peuples Mapuche dans le sud et Aymara dans le nord.
L’étude prend appui sur la vision des professeurs ruraux, qui sont conscients des obligations précoces de leurs élèves en matière de travail et qui leur accordent des facilités pour combiner leurs activités et éviter qu’ils ne désertent. Dans des communes comme Colchane (Tarapacá), le travail des enfants est perçu comme un passage nécessaire de l’enfance à l’âge adulte. Dans la neuvième région, l’étape de la cueillette des piñones et des masquetas retardent le calendrier scolaire, car les élèves viennent en classe deux mois plus tard.
Selon la publication, l’obligation de travailler expose beaucoup d’enfants et adolescents à de graves risques de santé et conduit à la désertion scolaire, ce qui contribue à refermer le cercle de la pauvreté et de la précarité qui enserre la population indigène et rurale. En relation avec le temps passé à s’occuper de la famille, 86% des enfants indigènes travaillent entre quatre et six heures par jour. On constate également qu’environ 10% des enfants indigènes doivent travailler en raison de la situation de pauvreté qui affecte leur famille. _________________ Claudine Présidente du Soleil Blanc http://www.premiumorange.com/lesoleilblanc/ |
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| Sujet: Re: AMÉRIQUE LATINE Mer 6 Juin - 9:38 | |
| Enfants indigènes, de l’école au travail
Ils rêvent de devenir médecins, avocats ou journalistes, mais ce que leur promet l’avenir, c’est un travail de chauffeur ou de domestique. Telle est la situation des enfants aymaras et mapuches du nord et du sud du Chili qui, victimes de la pauvreté, finissent par abandonner leurs études pour aller travailler.
L’usage veut que les garçons aident aux semailles et à la récolte, et qu’ils participent au ramassage des pignons produits par l’araucaria, arbre originaire de cette zone du pays. Les filles s’occupent à l’élevage d’oiseaux et d’autres animaux domestiques ainsi qu’à l’entretien du jardin. De même, sur les hauts plateaux de la première région, à 2 000 kilomètres au nord-est de Santiago, les garçons aymaras prennent soin du bétail, notamment des lamas, alpagas et chèvres, et ils vendent des produits dans des foires publiques, où chargent et déchargent des camions de nourriture et d’animaux.
Chez ces enfants indigènes, les travaux qu’ils exécutent ainsi dans le désert ont pour conséquences, entre autres, l’assèchement de la peau et l’apparition précoce de rhumatismes, du fait des basses températures auxquelles ils sont exposés la nuit lorsqu’ils mènent paître le bétail.
Dans les zones chiliennes limitrophes du Pérou et de la Bolivie, de jeunes garçons sont également utilisés par des narcotrafiquants pour acheminer de petits paquets de drogue dans le désert, à pied ou à l’aide d’un moyen de transport interurbain. Les filles, surtout celles de plus de quinze ans, sont embauchées comme domestiques.
Malgré tout, les minorités ethniques défendent le travail de leurs enfants au motif qu’il fait partie de leur formation culturelle et de leurs valeurs, en plus de les aider à satisfaire des besoins immédiats de survie et de consommation. Cette valorisation du travail des enfants les rend plus vulnérables face au risque d’être exploités dans le monde du travail et de l’économie, et de devoir abandonner l’école. _________________ Claudine Présidente du Soleil Blanc http://www.premiumorange.com/lesoleilblanc/ |
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| Sujet: Re: AMÉRIQUE LATINE Mer 6 Juin - 9:39 | |
| Bolivie :
Enfants dans les mines
Plus de 13 500 enfants et adolescents travaillent dans l’exploitation minière artisanale en Bolivie, exposés à des accidents dus au gaz et aux explosions. Leur espérance de vie est de 45 ans.
Selon le Centre de production minière, équivalent bolivien de l’organisation non gouvernementale nord-américaine Care, plus de 13 500 enfants et adolescents travaillent dans l’exploitation minière traditionnelle (extraction de l’étain, argent et zinc), principalement dans les départements du sud-ouest du pays d’Oruro et Potosi, et dans l’exploitation aurifère de la zone subtropicale de La Paz.
Selon un rapport de 2004 de l’Organisation internationale du travail (OIT) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), c’est la santé des enfants qui travaillent dans l’exploitation minière traditionnelle qui est la plus vulnérable. Ils sont exposés à des accidents car ils manipulent de la dynamite et inhalent des gaz toxiques et des particules de minerai. Leur audition diminue à cause du bruit des explosions, des marteaux piqueurs et autres machines, et ils doivent rester de longues heures dans des positions pénibles. En outre ils courent le risque d’avoir les pieds ou les mains écrasés, et des lésions musculaires des tendons et des articulations. Le contact avec des substances toxiques ou leur absorption provoquent des affections organiques aiguës et chroniques. La tuberculose et la silicose sont les maladies les plus fréquentes chez les mineurs.
Dans l’exploitation minière aurifère le baranquilleo (lavage du sable pour trouver l’or), se fait dans l’atmosphère insalubre de rivières polluées au mercure, aux sulfures, aux résidus minéraux, dans des eaux salées et dans l’ordure. Les enfants, garçons et filles, sont exposés à des maladies de peau ou respiratoires, à la fièvre jaune et aux rhumatismes, à des intoxications chroniques et à des diarrhées.
L’espérance de vie d’un mineur est d’environ 45 ans.
La Bolivie possède des outils juridiques tels que le Code du travail et le Code de l’enfance et de l’adolescence, qui établissent l’âge minimum pour travailler à 14 ans et interdisent l’embauche d’enfants dans des travaux dangereux et insalubres comme l’industrie minière. Le pays a également signé les conventions internationales relatives à la prévention et l’éradication du travail des enfants.
Des organismes gouvernementaux et non gouvernementaux essayent de lutter contre le drame que représentent les enfants dans la mine.
Le Projet d’élimination progressive et de prévention du travail infantile dans la mine (PETIM) propose des alternatives en développant la formation technique à travers des ateliers de charpente, soudure, couture, et mécanique, installés dans les écoles fréquentées par des enfants travailleurs de la mine. A Potosi, berceau du légendaire Cerro Rico dont les gisements ont été exploités depuis la colonisation espagnole, environ un millier d’enfants vivent grâce aux diverses activités minières. L’organisation allemande non gouvernementale Kindernothilfe (KNH) développe un programme qui incite les enfants à étudier et dont le but est d’améliorer les conditions de travail. Environ 300 enfants profitent du programme sans abandonner le travail car, a expliqué à Tierramérica Alberto Masquera, directeur de KNH pour la Bolivie, « nous ne croyons pas que l’on puisse éradiquer le travail des enfants dans la mine, c’est une nécessité pour les enfants et pour les familles, afin d’améliorer leurs conditions de vie dans la mesure où il n’y a pas d’alternative professionnelle ».
La majorité des enfants incorporés à l’exploitation minière artisanale travaillent avec des outils primitifs dans des sites exploités par leurs familles ou par des coopératives.
La participation des enfants au travail se fait soit au niveau familial soit dans le cadre d’un travail rémunéré en argent ou en espèces par l’employeur. Dans le premier cas, ce sont des bras qui viennent s’ajouter pour une famille qui n’a pas les moyens d’engager des travailleurs. Dans le cas des coopératives, constituées par des ex-travailleurs des mines d’Etat, le paiement en argent ou en espèces est de 40 pesos (cinq dollars) par jour de travail au fond de la mine et de 10 pesos (1,3 dollar) en surface.
En outre, les enfants sont utilisés pour le juqueo (vol de minerai), qui a lieu de nuit dans les mines. _________________ Claudine Présidente du Soleil Blanc http://www.premiumorange.com/lesoleilblanc/ |
|  | | Claudine Admin

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| Sujet: Re: AMÉRIQUE LATINE Mer 6 Juin - 9:41 | |
| Tourisme sexuel Cartographie de l’exploitation sexuelle des enfants
L’Organisation internationale de défense des droits de l’enfant, Save the Children (Sauvez les enfants), a mené une enquête au Costa Rica, au Nicaragua et au Honduras pour établir une carte des flux migratoires et sociaux liés à l’exploitation commerciale à des fins sexuelles des enfants et adolescents, dans ces pays. L’objectif de l’organisation est de déterminer les causes qui provoquent et aggravent les agressions à l’encontre des enfants et adolescents afin que soient prises les mesures adaptées pour les combattre.
Le relevé cartographique permet d’identifier des facteurs sociaux, économiques, culturels et relatifs au genre (masculin / féminin), qui sont à l’origine de ces délits ; il permet en outre de localiser géographiquement et de classifier les diverses formes d’exploitation sexuelle commerciale, le tourisme sexuel et le trafic d’enfants dans les zones étudiées, ainsi que de sensibiliser les autorités compétentes.
Une des conclusions de cette étude est que le développement économique atteint par ces pays, au cours des dernières années, suite à l’augmentation du tourisme, n’a pas contribué à améliorer la situation des enfants, filles ou garçons. Au Costa Rica l’augmentation du tourisme a été à l’origine de l’aggravation de l’exploitation sexuelle infantile. « C’est là un problème que l’Etat reconnaît. Son travail est gêné par l’immigration de fillettes et de garçons en provenance des pays voisins, en particulier du Nicaragua. L’insuffisante coordination avec les bureaux de l’émigration et le peu d’intérêt pour l’enfance au Nicaragua et au Panamá, ajoutées au manque de moyens, rendent difficile le développement d’une action adaptée à la situation. »
La législation du Costa Rica est constamment modifiée afin d’améliorer les lois relatives à la protection de l’enfance. Malgré cela le pays a besoin d’une réforme législative pour progresser sur le contrôle du trafic d’enfants à l’intérieur de ses frontières. Les causes de l’exploitation sexuelle et commerciale des enfants et adolescents au Costa Rica sont la vulnérabilité de la frontière, ( en particulier avec le Nicaragua), le fait que le pays, dans sa totalité, soit une destination touristique, la facilité d’accès, le travail des enfants, l’absence d’organismes institutionnels de protection de l’enfance, la pauvreté, le manque de moyens économiques, le manque d’éducation, la mauvaise information, l’éclatement de la cellule familiale, l’usage des drogues et le manque d’emploi, entre autres.
Au Nicaragua les facteurs générateurs d’exploitation sexuelle infantile sont les mêmes que ceux qui sévissent au Costa Rica, mais le peuple du Nicaragua est plus pauvre que celui du Costa Rica, ce qui aggrave la situation du pays et conduit la plus grande partie de la population à avoir recours à des activités illicites pour se procurer de l’argent. Un autre élément aggravant pour la situation du pays vient du fait que le Nicaragua est une porte d’entrée illégale vers les Etats-Unis, ce qui rend les frontières plus difficiles encore à surveiller et, dans ce pays, le trafic de fillettes et garçons destinés à une exploitation sexuelle est en augmentation.
Pour faire face aux violations des droits des enfants et adolescents au Honduras, Save the Children recommande « d’axer les efforts sur le repérage des voies de trafic car elles ne sont pas clairement définies ». Il y a au Honduras 42 points de passage qui peuvent servir illégalement pour entrer et sortir du pays par voie terrestre. L’organisation rappelle la nécessité d’instaurer des peines plus sévères à l’encontre de ceux qui se livrent à l’exploitation d’enfants, ainsi que d’ouvrir des enquêtes sur les cas dénoncés.
L’organisation rappelle qu’établir une carte sur ce problème n’est pas une fin en soi mais doit servir d’outil afin d’éliminer l’exploitation sexuelle commerciale d’enfants et d’adolescents. Elle ajoute que cela est de la responsabilité de l’Etat et de la société civile de chaque pays.
Au Brésil, campagne d’information en direction des étrangers
Actuellement, une campagne destinée essentiellement aux touristes étrangers, pour qu’ils ne commettent pas le délit d’exploitation sexuelle d’enfants, sous peine d’emprisonnement. « Exploitez sexuellement des enfants, filles ou garçons, et c’est destination prison. Ici ou dans votre pays. » Cette phrase sert de slogan à la campagne qui a commencé ce mois-ci dans diverses villes brésiliennes, particulièrement dans celles qui reçoivent un flux touristique important et/ou dans celles où le marché touristique est le nerf de l’économie.
Selon des informations en provenance du Bureau d’information sur les droits des enfants (Agencia de Noticias de los Derechos de la Infancia – ANDI) cette campagne envisage de placarder des avis sur la voie publique, des affiches et des panneaux d’information, dans les principales avenues et les aéroports de Rio de Janeiro, Recife, Fortaleza, Belo Horizonte, San Pablo, Salvador, Belem, et Manaus. Une action plus directe et rapprochée par rapport aux touristes consistera à placer dans les passeports des étrangers des tracts informatifs. Ce matériel informatif est bilingue car il sera également remis aux populations de ces régions afin d’inciter à dénoncer des pratiques d’exploitation sexuelle. La campagne durera au moins six mois.
La mobilisation est soutenue par l’ONG Visão Mundial. Il s’agit de l’édition brésilienne de la campagne Projet de prévention du tourisme sexuel infantile, lancée il y a deux ans aux Etats-Unis, pays où se trouve le siège de cette organisation. L’expérience a déjà été menée également au Cambodge, en Thaïlande et au Costa Rica. Ronaldo Martins, directeur des relations institutionnelles de l’ONG explique que « cette action a rendu possible une meilleure compréhension du problème de la part des populations, ce qui a établi les bases d’une participation active de la société et d’une bonne relation avec les bureaux gouvernementaux, entre autres objectifs. » Les partenaires de Visão mundial dans cette initiative sont le ministre du tourisme, le secrétariat particulier des droits humains de la présidence de la République, le Comité national contre la violence sexuelle à l’encontre des enfants et adolescents, 45 Immigrations and Customs Enfoncement.
Le Brésil, conjointement avec la Thaïlande et les Philippines, porte la responsabilité de 10% des cas d’exploitation sexuelle d’enfants et adolescents dans le monde, selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). Le Nord-Est brésilien est connu pour être l’une des principales destinations de cette pratique délictueuse. La situation s’aggrave lors des périodes de haute fréquentation comme par exemple le temps du Carnaval, moment de pointe des séjours d’étrangers. Selon l’OMT, la majorité des touristes qui pratiquent le tourisme sexuel lors de leurs voyages au Brésil est constituée d’Européens de classe moyenne entre 20 et 40 ans, pour la plupart Italiens, suivis des Portugais, Hollandais et Etats-uniens. _________________ Claudine Présidente du Soleil Blanc http://www.premiumorange.com/lesoleilblanc/ |
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| Sujet: Re: AMÉRIQUE LATINE Jeu 7 Juin - 13:50 | |
| Haïti : les enfants pris au piège du banditisme
Comment désarmer et démobiliser des enfants dans une situation de conflit inédite, sans opposition "gouvernement contre rébellion" ?
Haïti a connu une montée de la violence armée au moment de la crise de 2004. Lorsque cette crise s’est dissipée, les groupes armés affiliés aux mouvements politiques se sont "reconvertis" vers des activités criminelles : attaques, vols, kidnappings... Cette situation crée en Haïti une spécificité qui rend difficile le processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion préconisé pour les conflits.
Bertrand Njanja Fassu est responsable de la protection de l’enfance pour l’Unicef en Haïti. Il a travaillé auparavant auprès des enfants soldats en Sierra Leone et en République démocratique du Congo. Il explique le caractère inédit de la situation haïtienne : « Engager des négociations est difficile : il n’y a pas de chaîne hiérarchique comme dans un groupe rebelle, pas d’accord global possible. De plus, les groupes n’ont pas d’intérêts politiques, ils ne menacent pas le gouvernement. Qui voudrait venir à la table des négociations ? Il y a même plutôt une complicité passive du gouvernement vis-à-vis d’eux, dans la mesure où des groupes ont été associés par le passé au pouvoir actuellement en place. Et comme si tout n’était pas suffisamment compliqué, Haïti est un pays de transit pour la drogue d’Amérique latine : beaucoup d’argent circule, ce qui provoque des fluctuations dans la bonne ou la mauvaise volonté mise à pourchasser les groupes. Dans cet environnement, l’Unicef avance presque par cas individuels, en s’appuyant sur un réseau d’ONG ayant une base communautaire ».
Les groupes armés, en Haïti comme ailleurs, recrutent parmi les enfants les plus vulnérables, les plus pauvres, souvent les orphelins. A côté des enfants qui portent les armes, beaucoup servent d’informateurs contre les interventions de police, contre la mission de maintien de la paix. A cette condition, pour les filles, s’ajoute la violence sexuelle.
La législation haïtienne ne protège pas les mineurs comme le réclame le droit international. La majorité pénale est actuellement à 16 ans et non à 18. Le risque d’incrimination est possible pour les enfants soldats de cette tranche d’âge. En attendant une indispensable réforme, l’Unicef a passé un accord avec deux ONG pour proposer une assistance juridique aux plus vulnérables. _________________ Claudine Présidente du Soleil Blanc http://www.premiumorange.com/lesoleilblanc/ |
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