| | En Chine : des enfants et adolescents exploités et battus | |
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Claudine Admin

Age : 55 Inscrit le : 17 Mai 2007 Messages : 258
| Sujet: En Chine : des enfants et adolescents exploités et battus Dim 17 Juin - 9:01 | |
| Conditions de travail. Dans le Shanxi, un scandale implique le fils d’un cadre du Parti.
Plusieurs dizaines d’esclaves dont des mineurs, exploités et battus à mort dans de sommaires usines de briques, ont été libérés par la police chinoise ces dernières semaines dans la province du Shanxi. Près de Linfen, dans le sud de la province, c’est le fils du secrétaire du parti du village qui exploitait lui-même la fabrique, depuis des années, au vu et au su de tous, en face de chez lui. De cette masure gardée par des chiens-loups, trente et un fantômes en haillons sont sortis la semaine dernière. Huit étaient amnésiques, les autres étaient terrorisés, pieds nus et couverts d’une seconde peau de crasse pour ne s’être ni lavés, ni rasés, ni changés depuis plus d’un an. Certains étaient blessés, brûlés. L’un d’eux serait mort l’hiver dernier sous les coups de marteau d’un vigile parce qu’il ne travaillait pas assez vite. Ces travailleurs migrants venus de lointaines provinces ont raconté qu’ils avaient été recrutés début 2006 autour des gares de plusieurs provinces par des rabatteurs. Le travail a commencé aussitôt, de 5 heures à 1 heure du matin. Gardés par des vigiles et des chiens, ils ne pouvaient pas sortir, étaient nourris de pain à la vapeur et n’étaient pas payés. Ils étaient enfermés la nuit et dormaient à même le sol. Ils n’ont jamais reçu un fen, un centime de yuan. Le propriétaire de la fabrique, qui a été arrêté, a expliqué qu’il payait 36 euros pour 100 000 briques au directeur et revendait les lots dix fois plus cher. Les habitants du village, tous au courant, ont raconté que l’usine aurait fermé depuis longtemps si elle n’avait pas appartenu au fils du chef du PC. Piteux état. Les policiers du Shanxi semblent avoir déclenché une vague d’arrestations depuis le mois d’avril, que relatent les médias locaux et nationaux. Plusieurs fabriques clandestines de briques ont été fermées ces dernières semaines dans le même coin du sud de la province. En avril, une quarantaine d’esclaves en aussi piteux état ont été libérés à Yuncheng. Originaires du Sichuan, ils étaient âgés de 15 à 60 ans, certains étaient handicapés mentaux. L’un d’eux a raconté : «J’ai été recruté à la gare de X’ian pour un travail nourri et logé, payé 60 yuans [6 euros] par jour. En arrivant à Yuncheng, j’ai compris que j’avais été piégé. J’ai vécu l’enfer chez les diables.» (source : Libération) _________________ Claudine Présidente du Soleil Blanc http://www.premiumorange.com/lesoleilblanc/ |
|  | | Claudine Admin

Age : 55 Inscrit le : 17 Mai 2007 Messages : 258
| Sujet: Re: En Chine : des enfants et adolescents exploités et battus Dim 17 Juin - 9:03 | |
| Un millier d'enfants ont vraisemblablement été vendus comme esclaves pour travailler dans des briqueteries du centre de la Chine, rapportent des médias chinois, sur fond de scandale grandissant touchant à la négligence des autorités.
Situées dans les provinces du Shanxi et du Henan, ces briqueteries étaient conçues comme des prisons, protégées par des chiens méchants et des petits voyous qui rossaient les enfants dès qu'on le leur demandait, a rapporté la télévision nationale chinoise. L'un d'eux a tué accidentellement un enfant avec une pelle et a enterré son corps de nuit.
La télévision a montré ces enfants, pour la plupart des garçons, dormant sur des briques à l'intérieur des ateliers, dont les portes restaient fermées de l'extérieur. Impossible de s'échapper par les fenêtres, toutes équipées de barreaux.
Certains portent des blessures horribles autour de la taille ou sur leurs pieds noircies. Probablement sont-elles dues à des brûlures survenues en fondant des briques. Ils sont loqueteux, amaigris, et la plupart ne prononcent pas un mot.
Yang Aizhi, une mère de 46 ans, est l'une des personnes qui ont alerté l'opinion publique sur le scandale du travail forcé des enfants, écrit l'agence Chine nouvelle.
Son fils âgé de 16 ans a disparu le 8 mars et elle a entendu dire qu'il avait peut-être été enlevé et contraint de travailler dans une fonderie de briques.
Yang s'est rendu dans une centaine de briqueteries du Shanxi et a constaté que "la majeure partie d'entre elles contraignaient des enfants à des travaux pénibles". Certains enfants portaient encore leur tenue d'écolier.
Lorsque ces enfants étaient trop fatigués pour pousser les charrettes, ils étaient fouettés, raconte-t-elle.
"Nous voulions nous enfuir en courant mais nous ne pouvions pas le faire", a déclaré l'un de ces gamins. "J'ai essayé, une fois, et on m'a battu."
LE DOUTE PLANE SUR CERTAINES AUTORITÉS LOCALES
Trente-cinq mille policiers ont participé jusqu'à présent à une opération de contrôle des briqueteries du centre de la Chine, et 468 jeunes travailleurs forcés ont pu être délivrés, après vérification de 7.500 ateliers de cuisson de briques, précise Chine nouvelle. Cent vingt suspects ont été arrêtés.
"Selon nos évaluations, au moins 1.000 mineurs du Henan ont été enlevés et contraints à des travaux harassants dans des briqueteries du Shanxi", a déclaré un journaliste du Henan.
Les plus hauts responsables de l'Etat, dont le président Hu Jintao, par ailleurs secrétaire général du Parti communiste, et le Premier ministre Wen Jiabao sont intervenus pour demander à ce que tous les enfants victimes d'un tel esclavage soient rapidement délivrés, lit-on sur le site internet du gouvernement central chinois.
Malgré les vastes coups de filet menés par la police, des critiques de plus en plus vives s'élèvent contre l'indifférence des autorités locales envers les familles de paysans pauvres.
"C'est très choquant. Je ne parviens pas à croire que l'esclavage existe encore aujourd'hui dans certaines parties de la Chine", déclare un internaute sur un forum de discussion particulièrement populaire, appelé Taiya.
Les médias et des sites internet se sont fait l'écho d'une pétition lancée par les pères de garçons enlevés au Henan. Ils se plaignent de la mauvaise collaboration de la police du Shanxi avec les autorités du Henan pour retrouver et sauver leurs enfants.
"Nous sommes trop faibles et nos enfants voient leur vie constamment menacée. Nous ne pouvons qu'implorer le gouvernement", déclarent-ils dans cette pétition, selon une copie.
Selon le Quotidien du peuple, organe central du PC chinois, l'accord tacite voire la collusion de certains responsables locaux sont responsables de la persistance de l'esclavage d'enfants.
Le Quotidien de la Jeunesse de Chine s'interroge lui aussi sur l'honnêteté des autorités locales: "Nous avons des raisons de nous demander comment il se fait que les autorités locales n'ont pensé à s'excuser auprès de ces travailleurs pauvres des campagnes qu'après la campagne de presse sur ce scandale et après que le gouvernement central se fut dit choqué par la situation", écrit ce journal. _________________ Claudine Présidente du Soleil Blanc http://www.premiumorange.com/lesoleilblanc/ |
|  | | Claudine Admin

Age : 55 Inscrit le : 17 Mai 2007 Messages : 258
| Sujet: Re: En Chine : des enfants et adolescents exploités et battus Dim 17 Juin - 9:07 | |
| En Chine, l’enfer des esclaves des briqueteries.
Le scandale qui touche la province du Shanxi a pris une ampleur nationale.
Il y aurait plus de 1 000 esclaves, dont beaucoup d’enfants de 8 à 16 ans, dans les fabriques de briques des provinces du Shanxi et du Henan, dans le centre de la Chine ( Libération du 12 juin). L’affaire a pris une ampleur nationale, avec la découverte de 7 500 fours illégaux, mobilisant 35 000 policiers. Résultat : déjà 120 personnes arrêtées et près de 500 travailleurs forcés libérés. Tous ont été blessés, maltraités et racontent «un véritable enfer» : enlevés dans les rues, gares et stations de bus, ils étaient vendus 500 yuans (50 euros) aux propriétaires des fabriques et travaillaient plus de 15 heures par jour sous les coups et les menaces permanentes.
Enterrés vivants. L’un des rescapés, gravement brûlé, raconte qu’il était obligé de porter à mains nues les briques à peine sorties du four, rendement oblige : «Si on protestait, on était battus.» Selon le quotidien South China Morning Post, Zhang Zilei, jeune diplômé d’un lycée de Zhengzhou, la capitale du Henan, a été kidnappé en mars alors qu’il cherchait du travail dans une pseudo-agence d’emploi. En mai, il a été grièvement brûlé aux jambes. Sans l’intervention d’un client de l’usine, on l’aurait laissé mourir, ou il aurait été enterré vivant, comme il a vu l’être deux de ses compagnons. Incapable de marcher, il a été conduit à l’hôpital d’où il a pu alerter son père, Zhang Shalin, sans nouvelles depuis des mois. Le propriétaire de la fabrique, secrétaire du Parti local et représentant du comté au Congrès du peuple, rôdait, menaçant. Il a demandé à M. Zhang de régler les frais d’hôpital. Mais celui-ci a alerté la police, qui a fini par intervenir sans entrain : «Les policiers, comme le gouvernement, protégeaient le propriétaire», assure le père. Son fils est rentré à la maison, traumatisé et mutique. Tous n’ont pas eu cette chance. De nombreuses familles cherchent encore leurs enfants, certains disparus depuis sept ans.
Coups de pelle. L’affaire des esclaves du Shanxi tourne en boucle depuis quelques jours dans les médias locaux et nationaux, avec quantité de photos et interviews. Le Quotidien du peuple s’indignait hier dans un éditorial, rappelant qu’une des briqueteries appartenait au fils du secrétaire local du Parti communiste : «Ces fabriques n’étaient pas totalement invisibles, comment les responsables locaux ont-ils pu laisser faire ?» Dans un reportage de la télévision nationale, un responsable de cette briqueterie a reconnu avoir tué un homme de 60 ans à coups de pelle. Il ne travaillait pas assez vite à son goût : «Il ne travaillait pas bien, donc j’ai voulu l’effrayer un peu», a expliqué le dénommé Zhao Yanbing. La découverte du scandale est à mettre entre guillemets, car de nombreuses affaires de ce type ont été déjà dénoncées depuis des années dans cette région. La collusion entre les dirigeants locaux, les patrons illégaux, et les réseaux esclavagistes est un grand classique, que ce soit dans les mines de charbon ou les briqueteries. Mais il arrive, comme cette fois, que le pouvoir central décide de mettre le holà. Une fois de plus, c’est Internet qui a fait sauter les verrous. Une lettre signée par 400 pères d’enfants disparus diffusée sur un site du Henan, racontant des mois de recherche, a provoqué des milliers de réactions. Ces parents ont remonté toute la filière, en dépit des obstructions des policiers locaux, jusqu’à retrouver leurs enfants. Certains portaient encore l’uniforme de leur école.
( Source : Libération) _________________ Claudine Présidente du Soleil Blanc http://www.premiumorange.com/lesoleilblanc/ |
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