Les Enfants Invisibles
Forum d'informations et de discutions de l'association Le Soleil Blanc
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S’enregistrerS’enregistrer  ConnexionConnexion  
Répondre au sujet
 

Dopages chez les sportifs préadolescents

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Claudine
Admin



Age : 55
Inscrit le : 17 Mai 2007
Messages : 258

MessageSujet: Dopages chez les sportifs préadolescents   Mer 20 Juin - 18:32

Plus de 1 % des préadolescents pratiquant un sport en club avouent avoir déjà utilisé un produit dopant au cours des 6 mois écoulés. De 1,2 % à l'âge de 11 ans, la proportion atteint 3 % quatre ans plus tard. Publiée mardi 19 juin dans le British Journal of Sports Medicine, cette enquête française a été menée auprès de 3 564 élèves entrés en sixième dans le département des Vosges, par Patrick Laure et Caroline Binsinger, de la direction régionale de la jeunesse et des sports de Lorraine.



Le recours de jeunes athlètes à des produits dopants avant l'âge adulte est connu. Différentes études dans le monde ont situé l'ampleur du phénomène entre 3 % et 5 % des adolescents pratiquant un sport hors de leur scolarité et participant à des compétitions.

En France, une enquête menée en Midi-Pyrénées auprès de 2 926 jeunes athlètes âgés de 13 à 20 ans a montré que 2,4 % d'entre eux avaient pris des médicaments destinés à améliorer leurs performances. Une autre étude conduite dans l'est de la France, déjà par l'équipe de Patrick Laure et portant sur 1 500 jeunes sportifs de 15 à 19 ans, retrouvait, elle, un taux de 4 % de consommateurs.

L'originalité de cette nouvelle étude, menée au moyen d'un questionnaire, est de porter sur des préadolescents et de les suivre sur quatre années. La plupart des autres études donnent "seulement une image "instantanée" de la situation", indiquent Patrick Laure et Caroline Binsinger.

Leur étude permet ainsi de suivre l'évolution de la prise de produits dopants au fil du temps. Seules les substances figurant sur la liste internationale des produits dopants ont été prises en compte, ce qui exclut les tranquillisants, les antalgiques ou la créatine.


CONSOMMATION QUOTIDIENNE


Sur les 3 564 élèves, dont 53 % de garçons, inclus au départ de l'étude lors de l'année scolaire 2001-2002, 460 déclaraient avoir une pratique sportive extrascolaire dans un club. Ils y consacraient en moyenne 3,5 heures par semaine et disputaient en moyenne une compétition par semaine. La plupart des préadolescents (69,5 %) pratiquaient un sport collectif. L'effectif a décru au fil du temps, au gré de déménagements, des absences lors du recueil des questionnaires, etc.

Le taux de consommation de produits dopants au cours des six mois écoulés à l'entrée dans l'étude en novembre 2001, soit 1,2 %, n'était pas statistiquement significatif. En revanche, le taux de 3 % de prise de substances interdites observé quatre ans plus tard, en mai 2005, l'est. Cette pratique est plus fréquente chez les garçons (3,7 %) que chez les filles (2,3 %). Le produit destiné à améliorer les performances le plus souvent cité est le salbutamol (45,5 % de citation), devant les corticoïdes (10,2 %) et le cannabis (6,3 %).

La fréquence d'utilisation évolue aussi au fil du temps. A 11 ans, la consommation était quotidienne chez 23 % des utilisateurs de substances dopantes et au moins hebdomadaire pour 15 % des préadolescents concernés. Quatre ans plus tard, ces taux sont de 24 % de consommation quotidienne, 38 % pour une prise au moins hebdomadaire.

Tous les six mois, 4 % en moyenne d'utilisateurs de substances dopantes indiquaient avoir rencontré un problème de santé lié à la prise du produit. Même si la méthode de l'enquête par questionnaire ne permet pas aux chercheurs de vérifier la véracité des déclarations, cette étude montre la réalité de pratiques dopantes chez les préadolescents, phénomène qui s'amplifie en nombre et en fréquence avec l'âge.

'source LE MONDE
_________________
Claudine
Présidente du Soleil Blanc
http://www.premiumorange.com/lesoleilblanc/
Revenir en haut Aller en bas
Claudine
Admin



Age : 55
Inscrit le : 17 Mai 2007
Messages : 258

MessageSujet: Re: Dopages chez les sportifs préadolescents   Mer 20 Juin - 18:37

A la Une de FRANCE SOIR, ce titre « A 11 ans, ils se dopent » - « Une étude menée dans les collèges tire la sonnette d’alarme ». Le quotidien qui revient sur l’étude menée par le Dr Patrick Laure dans des collèges de Lorraine (reprise AFP d’hier), estime que cette étude vient confirmer la fourchette selon laquelle 3 à 5% des ados seraient touchés par le dopage, établie par des précédentes enquêtes notamment aux Etats-Unis en 1998 ou dans la régions Midi Pyrénée en 1991. Le journal qui se demande où les enfants se procurent les produits, apporte cette réponse du Dr Hakim Chalibi, médecin du PSG, « dans les cours de récréation, entre copains » mais surtout « dans le cercle familial et le cercle sportif », un constat que France Soir juge « plus qu’alarmant ».

A noter une interview de Dorian Martinez, psychologue et coordinateur du numéro vert « Ecoute dopage ». Selon lui « peu d’enfants et d’adolescents appellent » le numéro vert, avec en 2006 « seulement 0,5% d’appels ». Il estime toutefois qu’en l’espèce, puisque l’étude porte sur « de jeunes citoyens qui font du sport occasionnellement », « on ne peut donc pas parler de dopage mais d’addiction, de dépendance ». Il juge « tout à fait possible » que 3% des collégiens de 15 ans aient pris des substances interdites par l’Agence mondiale antidopage et précise que « beaucoup ne se sentent plus autorisés à échouer » d’où cette « solution externe ». Afin de prévenir le dopage, Dorian Martinez préconise de « s’intéresser au comportement du jeune ». Déplorant « la démission progressive de certains éducateurs » sportifs, il affirme que pourtant ceux-ci « ont souvent plus d’impact que les parents » mais « qu’ils n’ont pas conscience de leur rôle » car « ils manquent d’outils » et « calquent souvent leur discours sur le discours médiatique relatif aux sportifs de haut niveau » Parmi les autres mesures à prendre, Dorian Martinez préconise de « valoriser la compétition » car « l’esprit de challenge est très structurant pour un enfant ». Et selon lui, "il faut réexpliquer à l’école ce qu’est la compétition : savoir perdre mais également ne pas montrer du doigt celui qui veut gagner", sachant que le dopage doit être « l’interdiction universelle commune à tous les sports », ce vers quoi, dit -il, « on tend (...) mais pas assez en terme de communication ».

Et aussi un entretien avec Dibier Lauru, psychiatre, cofondateur de la revue Enfance et psy qui estime que ce qui pousse les enfants à prendre des produits dopants « c’est la culture du plus haut, plus fort, plus vite, que certains adultes cultivent et leur imposent dès le plus jeune âge ». Il affirme que « le plus souvent ce sont les entraîneurs qui donnent les produits au enfants à l’insu des parents qui, de leur côté, poussent les gamins à faire toujours mieux, à rechercher la performance à tout prix ». Pour lui « la responsabilité incombe aux adultes », sachant que les enfants « les plus vulnérables sont évidemment les plus influençables par leur entourage et ceux qui s’acharnent le plus à l’entraînement très jeunes ».

En encadré un tableau où le journal analyse les effets et les risques des stimulants, des narcotiques et des stéroïdes. D’après le quotidien, les stimulants (dont salbutamol contre l’asthme) peuvent entraîner des troubles du système cardiovasculaire, du système neurologique et psychiatrique et leur prise est d’autant plus dangereuse que les enfants sont en pleine construction psychologique. Evoquant les narcotiques, le journal fait état de risques de dépression respiratoire et de dépendance « d’autant plus importante que l’on commence très jeune à en consommer ». En ce qui concerne les stéroïdes, France Soir estime que effets secondaires des stéroïdes anabolisants « peuvent être dramatiques » avec stérilité, cancer du foie, ruptures tendineuses, infarctus, troubles de la libido, sachant que « dans le cas des enfants en pleine croissance, la prise multiplie les risques de cancer ».
_________________
Claudine
Présidente du Soleil Blanc
http://www.premiumorange.com/lesoleilblanc/
Revenir en haut Aller en bas

Dopages chez les sportifs préadolescents

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
Les Enfants Invisibles :: L'enfant en danger :: Les actualités - Les Informations :: Les actualités - Vos réactions !-
Répondre au sujet